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Combien de légions ?
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TENDANCES

Combien de légions ?

#Qui sont –elles ?  Et combien sont –elles ? Elles seraient 12 à 13% selon une étude KPMG publié en mars 2017. 10% seulement selon  le baromètre 2017 EY  en avril 2017. Les chiffres et les définitions varient mais elles sont bien là, de plus en plus nombreuses, ces fondatrices d’entreprises encore pionnières. Jeunes et moins jeunes entrepreneuses, le web leur a permis souvent de se lancer , ou de décupler l’action de leurs start-ups. En cela elles ne sont pas forcément différentes  des entrepreneurs masculins.  Mais elles le sont par la liberté qu’elles choisissent plus facilement que leurs ainées, depuis une dizaine d’années, de créer et de s’accrocher. Etat d’esprit ou phénomène lié à l’irruption du web ?  Les deux raisons se conjuguent pour donner une nouvelle génération de femmes réellement créatrices d’entreprises, et particulièrement sur ou par le web.

Décrypter les chiffres et les tendances, suivre les parcours de ces femmes entrepreneures à chaque étape de leurs succès et de leurs échecs, comprendre leurs motivations,  analyser les secteurs qu’elles investissent : tel est l’objet de ce blog qui sera d’abord fait d’histoires, de parcours, de points de vue, d’entretiens – pas forcément différent des nombreuses initiatives déjà existantes pour les valoriser – de Girlsintech à Starther, de la FemmeDigitale à Paris Pionnieres. Juste une voix  de plus dédiée et parfois décalée, pour valoriser les nouvelles héroïnes des temps modernes.

D’entrée de jeu,  il faut lever quelques doutes et hypothèques.

# D’abord sur la définition même, de start-up. «L’important pour une startup,  c’est vraiment la notion de recherche du modèle économique » affirme Virginie Faivet, qui crée déjà sa 3e startup (seaclick.com), après avoir transformé, puis vendu la 1e.   Un concept que partage Stéphanie Gottlib- Zeh, créatrice de son entreprise (TechSia) et présidente aujourd’hui d’un club d’investisseurs Agyleo Sport: « Une startup c’est une jeune entreprise à la recherche de financements pour lancer et asseoir son modèle économique ».

Pour la «Frenchtech», à la fois temple et banque des jeunes pousses, « une start-up est une jeune entreprise avec une ambition mondiale à la recherche d’un modèle économique qui lui assurera une croissance forte et rapide,  ou une entreprise qui a grandi avec un tel modèle ». Effet miroir : soit c’est une jeune pousse, soit c’est une entreprise qui en a les caractéristiques… Le flou de la définition, en ouvrant le champ des possibles, permet au financier de la French Tech de choisir ses combats – et ses investissements. Avec une limite forte: « l’ambition mondiale » exclut d’entrée de jeu beaucoup de startups. Nous en resterons pour notre part au concept de « jeune pousse» …

# Deuxième zone grise autour des start-ups : sont-elles ou non liées au web ? «  Oui absolument, dit Véronique Reille-Soult, influence et directrice chez Dentsu : cela peut être une nouvelle pizzeria mais qui choisirait le web  pour un effet démultiplicateur, grâce à des outils de marketing et des datas précis pour se développer plus vite. » Les start-ups accélèreraient ainsi l’innovation dans tous les secteurs d’activité. Précise, la French Tech  affirme que « leur valeur repose, toute ou partie, sur le numérique comme dans les technologies de la santé (#medtech), les technologies vertes (#cleantech),  les biotechnologies (#biotech), la finance (#fintech) ou encore dans les entreprises industrielles ». En prenant des risques, en explorant de nouveaux produits ou services, celles qui réussissent,  peuvent ainsi devenir de vraies entreprises internationales.

#Troisième question : y-a-t-il des terrains privilégiés pour les start-uppeuses, voire des territoires « genrés »  ? Organisées en octobre dernier dans la désormais iconique Station F, les « StartHer Awards » qui s’adressaient à des jeunes entrepreneuses  de toute l’Europe, ont recensé pas moins de 20 secteurs différents parmi les candidatures : MedTech, HealthTech, HRTech, EduTech et FinTech en tête – bien sûr les dénominations sont en anglais, le français semblant céder du terrain devant les sigles et les répertoires dans l’univers entrepreneurial…  En clair, les secteurs préférés se répartissent entre  médecine, santé, ressources humaines, éducation et finances.

 

 

Plus pointue,  l’étude de KPMG, publiée en mars 2017 dresse un  top 4 des secteurs plus resserré, pour les entreprises dirigées par des femmes. En 2016, elles auraient trouvé des financements   pour les services sur   internet (59%),  l’électronique et l’informatique (17%) et les biotechnologies (13%). Des chiffres qui mériteront d’être affinés, par secteurs, par régions, par type de financements. « Elles sont très peu présentes dans la technologie ou les sciences, en dehors de la MedTech », regrette cependant Stéphanie Gottlib-Zeh. A suivre…(..)


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